Jeudi 17 janvier, une réunion de To tatou ai'a se tenait sur le parking Air Tahiti à Faa'a. Tandis qu'une autre réunion du Tahoera'a, tâchetée de chaises vides, avait lieu non loin, et que des membres de l'UPLD se mettaient à critiquer la médiocrité de leurs propres meetings sur le site de leur association, la réunion de To tatou ai'a, elle, portait bien haut les couleurs de l'espoir.
L'intervention de Jean-Christophe Bouissou fut excellente et sa dialectique qui oscillait entre le tahitien et le français, a su toucher les personnes présentes, il a parlé avec son cœur et sa tête, convainquant, sincère. Chose surprenante : c’est la première fois, en campagne politique, qu’un représentant aborde sans tabou le problème du marché de la drogue à Faa’a : ils sont toujours là, avec leurs « petites boites d’allumettes » et ils traînent non loin du collège Henri Hiro ; le chef de l’Etablissement Henri Hiro a alerté la mairie de Faa’a que certains enfants du collège, à la sortie des cours, achetaient « des cigarettes de paka », mais Oscar Temaru n’est jamais au courant de rien : il ferme les yeux sur la gangrène qui mine la jeunesse de sa commune, sans doute les cendres de ces drogues sont-elles un bon terreau pour sa politique de l’extrême ? Une économie parallèle fleurit à Faa’a : Qui donne le Paka à nos jeunes ? A qui redonnent-ils l’argent récolté ? Que font-ils de cet argent ? Notre jeunesse est laissée à l’abandon : le Plan Marshall est un plan de reconstruction qui vise, non pas simplement à promettre de l’argent, mais à motiver la création d’emploi dans le respect le plus fidèle d’un circuit économique saint. Ce que nous voulons, en effet, c’est du travail, être utile à la société, non pas de l’argent : il s’agit de la dignité de l’individu, qui donne un sens à sa vie sociale en participant activement au développement des entreprises.
Parmi le public, il y avait de jeunes couples, un enfant endormi sur les genoux de sa jeune mère, des anciens aussi, des gens de Rautahi. Les chaises étaient toutes prises. Jean-Christophe Bouissou était entouré de Robert Tanseau, Sandra Levy Agamy, Eleanor Parker, Georges Puchon, Maina Sage... le président de Rautahi n'a jamais paru aussi confiant et motivé.
Je vais commencer par la fin: les interventions du public, qui étaient très touchantes.
Un homme, un tane sate, s'est exprimé en tahitien, en face à face avec Jean-Christophe Bouissou:il faut souhaiter du courage au peuple, il ne faut plus mentir au peuple, il ne faut plus dire du mal de son prochain, il faut agir; mon peuple sait... je crois en mon peuple...
Une petite mamie a rabaissé le micro et puis a remercié le groupe des 8, pour leurs réflexions, leur volonté d'améliorer le Pays, leurs pensées pour les jeunes.
Une femme s'est présentée "ex tahoera'a" et socioprofessionnelle, extrêmement déçue que Gaston Flosse ait fait renverser un autonomiste pour qu'il soit remplacé par Oscar Temaru. Elle nous a expliqué aussi, qu'elle était restée bouche bée lorsqu'elle avait appris que le Tahoera'a avait mis son nom sur la liste, alors qu'elle, elle était pour Gaston Tong Sang. Pourquoi GTS? parce que lorsqu'il était au pouvoir, il a fait ce qu'il avait dit qu'il ferait, et qu'il a beaucoup fait. Parce que, lui, c'est un homme humble et travailleur....
Jean-Christophe Bouissou a présenté le programme de To tatou ai'a, en sélectionnant certaines mesures:
- Tout d'abord, un message de paix: To tatou ai'a est l'alliance de HUIT partis, une véritable alliance qui apprend à respecter les différences et qui se refuse à pratiquer le dénigrement. Jamais il ne sera question, de mettre dos à dos Polynésiens, Chinois ou Métropolitains. Il faut reconnaître à GTS sa pacification des relations, sa réussite à souder des personnalités différentes au sein de To tatou ai'a, ce que d'autres n'ont jamais su faire. Il a renoué les relations avec l'Etat, il a modifié avantageusement la liste des PPN, il a fait baisser le prix des hydrocarbures qui devait augmenter.
Environs 25 personnes ont planché sur ce programme,
--- To tatou ai'a s'engage à faire un bilan tous les 6 mois. Souvenons-nous, alors, de toutes ces promesses (et ça continue) de l'UPLD-Tavini: allocation pour les femmes au foyer? RIEN, maternité à la présidence? RIEN, JAMAIS DE BILAN n'a été présenté à la population.
--- Engagement de To tatou ai'a: Le contrat de Projet sera signé, 52 milliards de francs, soit 32 milliards pour l'assainissement des communes, comme celle de Faa'a, soit 2% de croissance, soit 2000 emplois motivés par l'investissement...
--- Dépolitisation des Services Publics: Le politique n'a pas à être impliqué dans des choix individuels; il s'agit d'éthique et de transparence.
--- Lutte contre la vie chère, oui, mais comment?: baisser les droits de douane, ne fera pas baisser les prix.Baissons plutôt
la TVA
sur le taux réduit, de 1 point en 2008 et 1 point en 2009. Crèches, transports sont des cibles de réductions. Baisser
la TVA
ôtera 2 milliards de francs: où les trouver? Lorsque GTS était au pouvoir, il a réduit les dépenses du gouvernement de 3 milliards de fcfp.
---Mesures 85, 86, 87: En 2006 et 2007, le gouvernement n'a dépensé que 27% des fonds. Hors plus on dépense en investissement et plus on créé d'emploi.
--- la circulation à PPT: des voies réservées au covoiturage, des routes pour les gros véhicules... Le programme accorde une place essentielle aux infrastructures de l'aménagement- à court terme génératrices d'emplois et à long terme, amélioration des conditions de vies de la population.
--- Mesure 225: culture, jeunesse, sport. "C'est de l'activité qu'il nous faut, pas du "Peta"!", il s'agit de redonner la dignité aux jeunes, aux gens, qui veulent du travail et non pas de l'assistanat.
--- Mesure 226 : Les Jeunes sont Partenaires ; ils ont participé à la création du programme, ils font également partie de la liste To Tatou Ai’a… C’est ça, la différence entre nous, et les autres…
Symboliquement, le programme de To tatou aia s’arrête sur le projet de construction d’une pirogue immense, symbole culturel de la conquête polynésienne. Ainsi Sandra Levy Agamy, est intervenue pour dire que « nous sommes fiers de notre culture, on n’a pas besoin de prouver qu’on est Polynésien, on l’est ! Le Polynésien a cette capacité d’adaptation à toutes les situations… Enfin, contrairement aux autres candidats, nous partons du principe qu’il faut développer notre Pays pour
la Famille
, non pas développer le Pays « pour le pays ». »
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