Radio TAUI FM


 

Radio Culture, Politique, Société

Fréquences :
TAHITI et MOOREA 107.3, 97.8
TAHITI-ITI 105.8
ISLV 98.4
   
tél. 85 47 47/ fax: 41 21 55
écoutez Taui FM
 visitez le site internet

Vendredi 31 août 2007

 

Assemblée de la Polynésie française

 

INTERVENTION de Jean-Christophe BOUISSOU

 

Président de RAUTAHI

 

Président de Polynésiens Ensemble

 

 

Citation:

 

« Tant que je pourrai poursuivre mon combat politique, ma priorité sera de rétablir l’harmonie et la tolérance entre tous les Polynésiens. Je suis convaincu que l’amour de notre pays doit être un lien plus fort que toutes nos divergences politiques.

 

Pour cette Polynésie là, ouverte, solidaire, tolérante, et française, je me battrai jusqu’à la fin de ma vie.

 

Pour cette Polynésie là, vous me trouverez en travers de votre route jusqu’à mon dernier souffle. »

 

Gaston Flosse, le 17 janvier 2007

 

 

            J’irai droit au but : Rien ne justifie cette motion de censure, mais tout justifie votre mauvaise foi. En dépit d’un rétablissement des relations avec la métropole, en dépit de la transparence dont a fait preuve le gouvernement Tong-Sang, en dépit du besoin de stabilité sociale et économique de notre pays, vous-

 

Et je ne m’adresse pas à l’UPLD qui n’a fait que jouer son rôle de l’’opposition-

 

Vous, représentants du Tahoera’a,

 

Vous avez trompé vos partenaires de la plateforme autonomiste,

 

Vous avez renié l’idéologie politique qui nous rattache à la métropole,

 

Vous n’avez pas respecté notre accord de partenariat convenu fin 2006 ;

 

 

Cette session extraordinaire est une parodie de dictature :

 

Rien n’est démocratique dans l’union de deux partis politiques qui regroupent des électorats complètement opposés. Car si la population a voté pour Gaston Flosse, c’est qu’elle ne voulait pas d’Oscar Temaru. Et si la population a défilé pour le TAUI le 16 octobre 2004, monsieur Temaru, c’est qu’elle ne voulait plus de Gaston Flosse au pouvoir. Alors monsieur Temaru, auriez-vous oublié l’appel du peuple ? Quel mépris affichez-vous aujourd’hui pour tous ces gens qui ont voté pour le TAUI !

 

 

NOUS, nous sommes AUTONOMISTES. Nous défendons les principes fondamentaux de la République. Nous défendons le respect des différentes ethnies qui fondent notre communauté insulaire :

 

les Chinois, Madame Bopp Dupont, les Farani, monsieur Teremate, font partie de NOTRE peuple.

 

 

Nous sommes AUTONOMISTES. Nous défendons notre statut au sein de la République française ; nous sommes les frères des Antillais, des Guadeloupéens, des Corses. Nous sommes les enfants de la République française.

 

 

Nous sommes AUTONOMISTES. Nous défendons la transparence. Nous respectons notre électorat et nous refusons toute alliance avec les séparatistes, qui sont si gênés, aujourd’hui du mot « Indépendance » qu’ils préfèrent parler de « Souveraineté ».

 

 

Nous sommes AUTONOMISTES et nous sommes les descendants du peuple Ma’ohi. Nous ne portons pas de chaînes à nos pieds, nous sommes libres, aujourd’hui grâce à la Constitution républicaine des Droits de l’Homme et du Citoyen.

 

 

Nous sommes AUTONOMISTES et nous défendrons toujours nos valeurs, car nous y croyons, nous ne voulons pas que nos enfants subissent la déchirure et le sectarisme au nom de quelques hommes qui veulent gouverner, en dépit du bon sens, en dépit de tout, comme si l’histoire de notre pays ne pouvait pas se vivre sans eux. Quelle arrogance ! Quel spectacle navrant vous nous offrez aujourd’hui !

 

 

Aujourd’hui, VOUS, le Tahoera’a, vous n’êtes plus Autonomistes !

 

Et vous êtes prévenus, car nous n’avons qu’une parole : Nous ne voterons PAS pour le candidat que vous allez présenter à la prochaine séance. Vous assumerez à vous SEULS la responsabilité du retour au pouvoir de cet homme que vous avez affublé de tous les mots le 17 janvier 2007 à cet endroit même.

 

 

NOUS, LES AUTONOMISTES, nous ne ferons que le deuil de la démocratie, car c’est bien de cela qu’il s’agit : cette motion de censure est une insulte à toute la population, une insulte aux institutions, une insulte au suffrage populaire.

 

 

Votre majorité absolue n’a aucune valeur ni dans le principe ni dans son fondement. Et vous le savez. Vous avez trompé la population hier, vous la trompez aujourd’hui, et vous continuerez demain.

 

 

Mais nous, les AUTONOMISTES, nous poursuivrons notre combat pour la démocratie et le respect des valeurs républicaines.

 

Décidément, notre vie publique est rythmée par les motions de censure.

Nous voilà réunis pour examiner la troisième motion de censure déposée par le groupe UPLD contre le gouvernement de Monsieur Gaston Tong Sang. Il s’agit de la cinquième motion de censure en moins de trois ans de mandature !

Le moins qu’on puisse faire est s’interroger sur les raisons d’une telle production de motions de censure !

Est-ce la crise économique qui conduit à cette contestation politique permanente ?

Est-ce la crise sociale qui conduit à cette contestation politique permanente ?

Non.

Grâce aux transferts financiers de l’Etat, grâce à la Solidarité nationale dont l’importance et la constance n’ont d’égales que l’arrogance avec laquelle la plupart des hommes politiques locaux estiment qu’ils leur sont dus,

Grâce donc à ces transferts financiers, les difficultés économiques et sociales sont contenues malgré l’instabilité politique et l’incurie de la gestion Temaru.

Ainsi donc, cette contestation politique n’a d’autres sources que les politiques eux-mêmes. Ce sont les politiques eux-mêmes qui créent l’instabilité dont souffrent, par ricochet, la population et le monde économique.

Un comble pour ceux qui s’engagent à faire le bonheur de la population !

Mais, la motion que nous examinons aujourd’hui est véritablement particulière.

C’est la première fois qu’une motion est déposée par procuration par l’UPLD pour le compte du sénateur Flosse.

A cet égard, il convient de dédramatiser la situation, le sénateur Flosse ne devrait pas avoir honte d'aller au bout de son engagement et de ses déclarations et censurer avec le Tavini, le Gouvernement qu'il a élu et qu'il s'était engagé à soutenir.

Après avoir tellement travaillé à son dépôt, il serait injuste qu’il se prive de l’adopter !

Sur le fond, un Gouvernement qui n'a plus de majorité peut faire l’objet d’une motion de censure et être remplacé par un gouvernement qui a le soutien d’une nouvelle majorité à l'Assemblée.

A l’heure du dépouillement, on ne pourra pas faire l’économie d’un petit travail de mémoire, sans remonter très loin dans le temps et se remémorer les mots tenus par d’éminents représentants de notre Assemblée à propos de ceux qui s’étaient alliés au diable d’en face ou avaient rejoint le mis en examen d’à côté !!

Aujourd’hui, les représentants autonomistes qui s’étaient réunis pour mettre un terme aux propos xénophobes et racistes, à l’intolérance, à la répétition de gestes inamicaux et provocateurs envers l’Etat et ses représentants, à l’utilisation des fonctions institutionnelles et des deniers publics afin de colporter à l’étranger et dans l’hexagone des idées et valeurs que ne partage pas la majorité des polynésiens,

Ces représentants autonomistes, en votant la censure, prennent la responsabilité de rendre le fauteuil de Président de la Polynésie française à Oscar Temaru.

Car, en effet, comment ceux qui disent : « je censure le gouvernement Tong Sang parce que notre parti, le plus important de la majorité, n’est pas assez représenté » pourraient-ils justifier de réclamer la présidence à l’UPLD qui compte 10 élus de plus qu’eux ?

Contrairement à la censure du gouvernement Temaru que nous avions votée en décembre 2006, il y a 8 mois, celle-ci pourrait être votée par une majorité de représentants qui, soit n’ont aucun programme commun à proposer en remplacement de celui mis en oeuvre par le Président Tong Sang, soit ont un programme politique établi dans le dos des électeurs.

Il est temps de retourner vers les électeurs avec des programmes politiques, sociaux et économiques claires pour répondre aux vraies questions :

  • Sur quels secteurs va-t-on développer notre économie?
  • Comment va-t-on créer les 3000 emplois/an nécessaires pour accueillir les jeunes sur le marché de l'emploi?
  • Quels types de programmes sociaux va-t-on mettre en place ?
  • Comment va-t-on financer les retraites?
  • Comment va-t-on financer notre Santé publique?

Pour toutes ces raisons, nous ne voterons pas la censure du gouvernement Tong Sang.

Et, nous appelons l’Etat et, tout particulièrement le ministre Estrosi actuellement présent en Polynésie française, à accélérer le processus qui doit conduire à l’abréviation de la mandature actuelle de notre Assemblée.

Je vous remercie,

Emma ALGAN

Cher(e)s ami(e)s,

 

 

Rautahi  organise un dîner dansant:

 

 

- le samedi 8 septembre 2007 à 19 h 30,

 

 

- à l'école  philanthropique  chinoise (en face de  Odyssey).

 

 

- Orchestre des "Deux Dragons", menu chinois sept plats, boisson comprise. Table de 8 personnes. Prix de la place : 3 500 fcfp.

 

 

Pour l'achat de vos tickets:

 

 

à la permanence Rautahi, au Pont de L'EST, (au dessus de Agence ATN, 3ème étage,) ouverte en journée continue jusqu'à 17h,

 

 

ou

 

 

Appelez Aimée au 76 1000 ou Roselyne au 76 2000,

 

 

Venez nombreux!

 

 

 

 

 

Paris, le 23 août 2007

Jean-Christophe Bouissou, président de RAUTAHI, avec sa délégation composée de Georges Puchon, Emma Algan et Moana Blanchard, ont rencontré à Paris le président du AI’A API, Emile Vernaudon, mercredi dernier, dans le cadre d’une large consultation organisée par le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Christian Estrosi, concernant les modalités de recherche de solutions pour rétablir la stabilité politique en Polynésie française.

 

Les discussions, lors de cette rencontre amicale, ont porté sur une modification du mode de scrutin permettant aux partis politiques d’être justement représentés à l’Assemblée de la Polynésie française.

 

Le calendrier d’un retour éventuel aux urnes a été également abordé et les deux partis conviennent de la nécessité de l’organiser avant les élections communales tant que le gouvernement actuel ne peut asseoir durablement sa gouvernance sur une majorité stable.

 

La nécessité de modifier le texte statutaire portant sur l’organisation d’une motion de censure du gouvernement a aussi été évoquée afin d’éviter des dépôts de motions d’une manière intempestive et sans réel fondement.

 

Dans l’esprit d’une démarche de cohésion, RAUTAHI et le AI’A API ont prévu également de rencontrer le parti TAATIRA NO TE HAU de Robert Tanseau, ce jeudi à Paris.

 

 

Ci-dessus la délégation RAUTAHI en compagnie du ministre Christian ESTROSI,

Les propositions de modification statutaire de la Polynésie française ne concernent pas uniquement le mode de scrutin, même si celui-ci est une préocupation générale.

Les diverses propositions de modification du statut, soumises par la délégation de RAUTAHI, touchent plusieurs secteurs de la vie publique de la Polynésie française, tels que l'identité culturelle, les lois de Pays, la monnaie... Le déplacement de la délégation de RAUTAHI s'est donc fait dans un esprit de réforme, ou plutôt de "mise à jour" du statut actuel de notre pays.

En proposant de nouvelles adaptations au ministre ESTROSI, nos représentants affichent une volonté de concevoir l'avenir de la Polynésie française à long terme et non pas uniquement à court terme (échéances électorales).

Le préambule de ces propositions établit clairement la volonté du parti autonomiste RAUTAHI de conserver les rapports de partenariat, mais également historiques et affectifs, qui nous lient à la métropole et qui nous intègrent dans la République française. 

On constatera également que les sujets préocupant notre société, comme le coût des représentants, leur train de vie, ont été abordés sans tabous dans ces propositions de réforme. Il en est de même pour la situation foncière.

Ci-dessous, le travail de modifications détaillées du statut soumis par Georges Puchon (deuxième vice-président de RAUTAHI), Emma Algan (vice-présidente de RAUTAHI), le Ministre des Transports Moana Blanchard, et le président de RAUTAHI, Jean-Christophe BOUISSOU.

Ø  Préambule 

Les élus de la Polynésie française ont toujours souhaité, avant même l’ordonnance de 1958,  une  meilleure reconnaissance de l’identité polynésienne et  une affirmation de leur désir de prendre en charge  les affaires publiques du pays. RAUTAHI  défend  les valeurs fondamentales de notre société civile et prône  le maintien de la Polynésie  au sein de la République française, dans le respect  de ses compétences propres.

Les évolutions  statutaires successives de la Polynésie française engagées  depuis juillet 1977  témoignent du souci constant  de l’Etat de mieux accompagner les aspirations légitimes des Polynésiens vers une meilleure reconnaissance de leur spécificité culturelle, politique, économique et sociale.

Rautahi milite pour la mise en œuvre  des compétences propres de la Polynésie française, en refusant toute démarche tendant à conduire le  pays dans un processus de rupture de ses liens avec la République française.

Ø  Mode de scrutin électoral :

Maintien d’un mode de scrutin à la proportionnelle des suffrages exprimés à un seul tour, avec un seuil d’éligibilité à 5 %, comme voté en février 2007. C’est pour Rautahi le système le plus démocratique, respectant les valeurs républicaines, et  permettant à chaque voix exprimée de ne pas être  détournée par une prime majoritaire.

Réduction du nombre de représentants à l’Assemblée de la Polynésie française pour atteindre un nombre total de 51 représentants contre 57 actuellement. Cette diminution doit affecter proportionnellement chaque circonscription électorale.

 

 

La motivation principale de cette proposition  est d’ordre économique avec une recherche de réduction     du train de vie des pouvoirs publics. 

Ø  Motion de censure :

Art 156 : alinéa à insérer : Le dépôt d’une motion de censure n’est validé que lorsqu’elle comporte un nombre de signatures au moins égal à 50 % + 1  des représentants. Seuls peuvent voter la motion de censure les élus siégeant à l’assemblée le jour du dépôt de la motion.

 

Ø  Indemnité de fin de fonction des ministres :

Art 87, 2ème alinéa amendé comme suit : « Le président de la Polynésie française et les autres membres du gouvernement de la Polynésie française perçoivent leur  indemnité pendant au moins trois mois pour une ancienneté d’exercice égale ou inférieure à trois ans,  augmentée d’un mois d’indemnité supplémentaire par année d’ancienneté acquise au-delà de cette période, sans toutefois  pouvoir excéder un  maximum de six mois, après la cessation de leurs fonctions, sauf s’il leur a été fait application des dispositions de l’article 78 ou s’ils ont repris auparavant une activité rémunérée. »  

Ø  Durée de mandat d’un président de pays : Article 69 : Election du président.

« Toutefois, n’est éligible  à la présidence du pays,  que les élus représentants à l’Assemblée cumulant une ancienneté à cette fonction de moins de dix ans (10 ans). »

NB : Rautahi propose par ailleurs d’annuler les dispositions permettant à un non-élu représentant  de l’Assemblée de la Polynésie française d’occuper les fonctions de président du pays. Le président du pays doit être  issu du suffrage universel.

Ø  Section 7 : identité culturelle :

Les langues polynésiennes

Insérer un alinéa à l’article 57 :

« L’usage des langues polynésiennes  pendant les débats  à l’Assemblée de la Polynésie française n’emporte pas  nullité du vote des textes lorsqu’une traduction simultanée est réalisée. »

Ø  Matière foncière 

Pour information :

Justice foncière :

Les problèmes fonciers sont des problèmes majeurs en Polynésie française tant d’un point de vue social que d’un point de vue économique. La solution à ce problème est un enjeu majeur tant pour la paix sociale que pour le développement économique. La solution passe par l’adoption d’une loi programme et d’un contrat Etat-Territoire qui prévoient le financement réparti entre l’Etat et le territoire de :

Magistrats supplémentaires (minimum 5 supplémentaires)

Avocats supplémentaires au sein de la DAF (département des Affaires Foncières : Minimum 5 supplémentaires)

Gratuité des transcriptions d’actes de partage et de transmissions entre vifs.

La loi programme devrait avoir pour objectif de résoudre en 5 ans la quasi-totalité des contentieux et revendications en cours

Ø  Loi de pays :

Rautahi préconise la suppression pure et simple des lois de pays.

La lourdeur des procédures d’adoption des Lois de Pays, n’est absolument pas contrebalancée par une sécurité juridique accrue des actes administratifs. En l’état, cette procédure n’a aucun sens. Par soucis d’optimisation de l’activité administrative et dans l’intérêt d’une bonne gestion de l’activité publique il est opportun de revenir au système quo ante de délibération. Incidemment, le rôle du Haut Conseil doit être redéfini. Son intervention actuelle dans le cadre de l’adoption de Loi de pays, fait doublon avec les services juridiques de la Polynésie française ( SGG, Cabinets ministériels, juristes APF, juristes CESC ) et créé l’illusion d’un « tribunal administratif » statuant a priori sur les textes mais n’ayant en fait aucun pouvoir judiciaire et n’offrant aucune garantie de légalité pour les élus qui sont appelés à voter les textes.

TITRE III : Les compétences, Chapitre 1er, Section 2 :

Compétences particulières de la Polynésie française

Ø  MONNAIE :

Proposition : La Polynésie française, en tant que collectivité  de la République française,  peut opter librement pour l’usage de la même monnaie que la France métropolitaine. Dans ce cas, l’Etat garantit la parité fixe actuelle pour la conversion de la monnaie FCFP  vers  la nouvelle  monnaie et  assure  les moyens nécessaires au passage à la nouvelle monnaie en coordination avec les autorités locales

Ø  Comité consultatif du crédit :

Art 101 : Il est créé auprès du conseil des ministres un comité consultatif du crédit.

Un décret détermine les règles d’organisation et de fonctionnement  de ce comité.

Nous  proposons  que le conseil des ministres de Polynésie  fixe ces règles à l’instar des créations de services administratifs ou d’établissement public (art 90) 

Le Président de RAUTAHI, Jean-Christophe BOUISSOU, s'est exprimé suite à l'entretien de la délégation de RAUTAHI avec le Secrétaire d'Etat à l'Outremer, monsieur Christian ESTROSI, ce mardi 21 août à 16h30:


« Ce fut un entretien très cordial. Il nous a mis assez rapidement à l’aise pour parler de l’ensemble des problèmes de la Polynésie.

Nous avons évoqué la question centrale de la stabilité politique qui nécessite le retour aux urnes. Et il ressort des discussions qu’il y a maintenant pratiquement unanimité pour que l’on puisse retourner aux urnes. Le souhait manifestement est de faire cela après les élections municipales. Mais pour y arriver il faut conforter quand même ce gouvernement et cette majorité.

Donc nous avons proposé aux ministres de permettre une rediscussion au sein des partis autonomistes de notre plate-forme sur la présence des uns et des autres au sein du gouvernement.

Nous avons tenu deux réunions à Papeete, avec y compris Monsieur Gaston Flosse et le Tahoeraa Huiraatira. Je crois que nous avons intérêt aujourd’hui à travailler là-dessus et à faire en sorte que les signataires de l’acte de la plate-forme du mois de décembre 2006 puissent enfin se retrouver et passer un nouvel accord au moins dans ce lapse de temps, c’est-à-dire jusqu’aux mois d’avril, mai de l’année prochaine et repartir aux urnes selon la nouvelle formule qui sera proposée. Ce sera manifestement un système à deux tours sans prime majoritaire.


 « Il n’y aurait pas un gouvernement de transition. Ce serait le gouvernement de monsieur Tong Sang avec par contre la réintégration, on peut l’espérer du Tahoeraa Huirratira. Monsieur Flosse l’a dit il n’y a pas très longtemps, il attend une réponse de la part de ses interlocuteurs.

Vous savez que Rautahi est un parti politique au sein de cette plate-forme et nous allons nous employer maintenant à faire en sorte que tout le monde revienne à la table des discussions, et qu’on puisse enfin obtenir un accord et qui nous permettrait de tenir. Le souhait des Polynésiens n’est pas qu’une motion de censure soit votée dans les quelques semaines qui viennent. Pour cela il faut que tout le monde fasse un effort."


  •  SUR LE MODE DE SCRUTIN :

« Nous avons dit à Monsieur Estrosi que notre souhait était de garder le système actuel. Aujourd’hui s’il faut passer à un système d’élection à deux tours sans prime majoritaire alors il sera plus facile entre les deux tours de pouvoir de pouvoir mettre les partis autonomistes notamment d’accords sur un même projet et sur, disons, un mode de gouvernance qui soit approprié et qui soit soutenu aussi par les électeurs.


  • AVEC UN SEUIL OU PAS ? :

« Oui avec un seuil qui ne soit pas trop bas non plus. Nous ne sommes pas pour baisser le seuil outre mesure à 3%. Je crois qu’il faut rester dans des proportions de 5 voire 7 %.


  • SUR LA REFORME STATUTAIRE :

« Nous avons proposé au ministre que les motions de censure ne puissent être déposées que lorsqu’elles sont signées par 50% plus une voix , c’est-à-dire par la majorité des représentants de l’Assemblée. Pour éviter simplement les dépôts de motions de censure de manière intempestive. Nous avons vécu en 2007 plusieurs motions censure et les personnes qui étaient à l’origine savaient pertinemment qu’elles n’avaient pas la majorité pour faire ce dépôt de motion de censure. Nous avons proposé que les représentants qui signent la motion de censure soient ceux qui vote la motion de censure pour éviter le phénomène de yoyo avec des ministres qui démissionnent pour voter la motion de censure. C’est une proposition qui intéresse Christian Estrosi.


  • LIMITATION DE DUREE DES MANDATS DU PRESIDENT DU GOUVERNEMENT :

« Il est quand même incroyable qu’en métropole nous ayions eu tout un débat sur deux mandats successifs de cinq ans pour le président de la République. Je crois qu’en Polynésie il faut que nous puissions nous adapter. En cela, nous avons eu une discussion très intéressante avec le Secrétaire d’Etat, sur de possibles évolutions qui permettraient peut-être aux Polynésiens de pouvoir se positionner directement sur le président polynésien au travers d’un scrutin au suffrage universel direct. Nous sommes pour l’instant dans les discussions. Il ne s’agit pas d’intégrer ce point dans le cadre des discussions sur l’évolution statutaire mais nous y sommes en ce qui nous concerne favorables.


  • SUR L’ELECTION DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE :

« Rautahi estime que le président de l’Assemblée pourrait effectivement élu pour la durée du mandat de l’Assemblée. Mais il faut une possibilité de destitution du président de l’Assemblée. Vous comprenez bien que si l’Assemblée change de majorité on voit mal comment un président de l’Assemblée pourrait se maintenir. Vous savez on n’est jamais à l’abri d’un président qui quelque part perd ses repères.


  • L’EURO :

« Nous sommes aujourd’hui bloqués de par la position de la Nouvelle-Calédonie et surtout de la frange indépendantiste des partis calédoniens. Il serait dommage pour la Polynésie que nous restions bloqués ad vitam eternam sur cette question. Nous avons fait une proposition pour que la Polynésie nonobstant la position de la Nouvelle-Calédonie puisse opter assez rapidement pour l’Euro. Et il faudra évidemment que les autorités européennes soient aussi impliquées dans cette décision.


  • INDEMNITES DES MINISTRES :

« Nous avons aussi proposé à Christian Estrosi de limiter à trois mois les indemnités versées aux ministres qui sont amenées à cesser leurs fonctions. Que ce soit par démission ou par, je dirais, licenciement, et non pas à six mois comme cela est le cas aujourd’hui. Donc un minimum de trois mois pour les ministres qui ont moins de trois ans d’ancienneté. Au-delà de cette période de trois ans, il s’agirait d’un mois par année d’ancienneté avec un plafond à six mois. Normalement, si nous sommes suivis, les ministres qui viendraient à cesser leurs fonctions ne partiraient pas avec un pécule aussi important que ce qui existe aujourd’hui.

(Info presse du service communication de la Présidence)


RAUTAHI

ADHESION - téléchargez en ligne ou contactez-nous.
Formulaire d'adhésion 
contact:
  rautahi-rpf@mail.pf   tél. : 762000 / 761000
 
NOTRE PERMANENCE : CENTRE VILLE DE PAPEETE 
IMMEUBLE DEXTER, Pont de l'Est, Place de l'Autonomie,
3ème Etage, ouvert de 8h à 17h
 
ADRESSE POSTALE :
RAUTAHI
BP 60 013, Faa'a Centre
TAHITI
POLYNESIE FRANCAISE


DOCUMENTATION EN LIGNE

Charte Rautahi 

Charte RAUTAHI en Tahitien

Statuts de Rautahi

Programme Politique de TO TATOU AI'A  

Contact - C.G.U. - Signaler un abus