Le tonnerre a grondé en Polynésie française, il était 14 heures. Beaucoup de pluie pour accompagner les larmes de certains, la colère
des autres: Nous faisions le deuil de la Démocratie, aujourd'hui. Nous ne referons pas l'Histoire, mais nous comptons bien la continuer, dans la défense d'une démocratie honteusement
bafouée, ce jour du 23 février 2008.
Nous ne vous compterons pas l'historique de ce jour, car nous sommes consternés par l'attitude de nos consoeurs et confrères
autonomistes du Tahoera'a, qui avaient affirmé il y a 48 heures, devant les caméras, qu'ils voteraient pour monsieur Tong-Sang, président de
To Tatou Ai'a, qui a remporté 45% des suffrages , soit la majorité populaire à ces dernières élections.
Que pensez-vous, cher(e)s ami(e)s, du fait que monsieur Flosse soit aujourd'hui Président de la Polynésie française, élu par les fervents Tavini, dont Oscar Temaru? Le goût du pouvoir est-il si sucré, qu'on élise un homme sans se concerter sur quelque programme politique que ce soit?
Pensez-vous que c'est là, le souhait de notre population? Pensez-vous que le 16 octobre 2004, 20000 personnes ont défilé dans les rues pour que monsieur Flosse fasse une alliance avec monsieur Temaru?
De quelle paix parlons-nous? Les représentants de To Tatou Ai'a ont subi, durant la dernière campagne, des attaques personnelles parfois odieuses et jamais nous n'avons adopté ce même langage du lynchage, du racisme (nous vous renvoyons à l'interview accordée par monsieur Temaru aux Nouvelles, la semaine précédent le deuxième tour, où ses propos sont inscrits noir sur blanc).
Nous nous sommes trompés: les hommes de parole ne sont pas de ce camp. Nous avons élu monsieur Fritch, car les représentants du Tahoera'a Huiraatira nous avaient assuré de leur soutien autonomiste. Et, nous les avons cru.
C'est regrettable, regrettable non pas pour nous, mais pour toute la Polynésie française.
Nous avons reçu de nombreux messages SMS, appels, courriels, nous vous remercions sincèrement de votre soutien. Notre population n'est pas dupe face à cette parodie de la démocratie: il y a eu deux tours. Entre les deux tours, l'UPLD et le Tahoera'a n'ont pas fait d'alliance, et pour cause: ils n'auraient pas obtenu 30 sièges.
Nous appelons la population au calme: il n'y aura ni blocages, ni manifestations de colère. Nous respecterons les Institutions de notre pays, car nous aimons toutes et tous ce pays qui nous a vus naître et verra nos enfants grandir.
La Démocratie a reçu un coup, mais avec vous, nous la défendrons, jusqu'au bout.
Que pensez-vous, cher(e)s ami(e)s, du fait que monsieur Flosse soit aujourd'hui Président de la Polynésie française, élu par les fervents Tavini, dont Oscar Temaru? Le goût du pouvoir est-il si sucré, qu'on élise un homme sans se concerter sur quelque programme politique que ce soit?
Pensez-vous que c'est là, le souhait de notre population? Pensez-vous que le 16 octobre 2004, 20000 personnes ont défilé dans les rues pour que monsieur Flosse fasse une alliance avec monsieur Temaru?
De quelle paix parlons-nous? Les représentants de To Tatou Ai'a ont subi, durant la dernière campagne, des attaques personnelles parfois odieuses et jamais nous n'avons adopté ce même langage du lynchage, du racisme (nous vous renvoyons à l'interview accordée par monsieur Temaru aux Nouvelles, la semaine précédent le deuxième tour, où ses propos sont inscrits noir sur blanc).
Nous nous sommes trompés: les hommes de parole ne sont pas de ce camp. Nous avons élu monsieur Fritch, car les représentants du Tahoera'a Huiraatira nous avaient assuré de leur soutien autonomiste. Et, nous les avons cru.
C'est regrettable, regrettable non pas pour nous, mais pour toute la Polynésie française.
Nous avons reçu de nombreux messages SMS, appels, courriels, nous vous remercions sincèrement de votre soutien. Notre population n'est pas dupe face à cette parodie de la démocratie: il y a eu deux tours. Entre les deux tours, l'UPLD et le Tahoera'a n'ont pas fait d'alliance, et pour cause: ils n'auraient pas obtenu 30 sièges.
Nous appelons la population au calme: il n'y aura ni blocages, ni manifestations de colère. Nous respecterons les Institutions de notre pays, car nous aimons toutes et tous ce pays qui nous a vus naître et verra nos enfants grandir.
La Démocratie a reçu un coup, mais avec vous, nous la défendrons, jusqu'au bout.
par Sar
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