Jeudi 25 septembre 2008, les chefs de file TO TATOU AI’A se sont réunis à la
présidence autour du président du Pays, Monsieur Gaston TONG SANG.
Lors de cette réunion, chaque président de chaque parti politique représenté s’est exprimé clairement sur la situation actuelle : Jean-Christophe Bouissou, président de Rautahi, a
été très explicite, « il n’y a pas de majorité de 29, mais une majorité de 27, +1, +1 » et comment travailler dans de
telles conditions ? Qu’en est-il également du programme des 225 mesures de TO TATOU AI’A ? Quid de la transparence et des bonnes intentions minées par des manipulations internes à la
majorité ?
Le jeudi 25 septembre 2008 a eu lieu le bureau exécutif de RAUTAHI, durant lequel Jean-Christophe Bouissou a exprimé sa difficulté de sans cesse devoir colmater les brèches d’une jeune majorité en proie à des intérêts particuliers, avec ce sentiment d’un « diviser pour mieux régner », dont le pays pâtit depuis 8 mois maintenant . Qui ne veut pas de "l’Union sacré" pour ne reprendre que le terme employé tout récemment par le Ministre de l'Outremer, Monsieur Yves Jégo, si ce n’est sans doute les entités qui ne pourront plus faire valoir leurs exigences au lourd prix de l’intérêt général ?
Vendredi 26 septembre 2008, Jean-Christophe Bouissou a dévoilé sa volonté d’ouverture et il s’est expliqué, non pas en tant que président de groupe de To Tatou ai’a mais en tant que président de Rautahi. Préalablement à cet entretien télévisé, il avait prévenu et contacté les chefs de file des autres partis politiques qui composent To Tatou Ai’a.
Le discours de la cohabitation n’est pas un discours opportuniste : il en coûte bien sûr au Président de Rautahi, qui depuis toujours, a montré et démontré son soutien à la majorité autonomiste. Pas de présidence en vue : ce n’est pas de cela qu’il s’agit pour Jean-Christophe Bouissou et si c’était le cas, il y a bien longtemps que les représentants de Rautahi auraient pesé leurs poids dans les négociations, au même titre que d’autres.
Non, il ne s’agit pas de pouvoir, mais il s’agit d'une démocratie stable non plus soumise au diktat des marchandages : Comme l’affirme Jean-Christophe Bouissou dans son interview à la Dépêche du samedi 27 septembre, la population n’a que faire de qui sera ici ou là, les responsabilités politiques doivent se recentrer sur les véritables problèmes de l’emploi.
Cette prise de conscience est-elle soudaine ? Non, elle s’est réalisée jour après jour depuis les élections de février 2008 et le constat humble de Jean Christophe Bouissou est clair : le président de Rautahi refuse de se voiler la face, rien n’a changé.
Il n’y a pas d’exclusion dans cet appel à l’ouverture du président de Rautahi : il n’est pas non plus question de noyer l’opposition mais vraiment de considérer la volonté de nombreuses personnes de « travailler ensemble » ; Plusieurs appels à l’ouverture et à l’union de bonnes volontés ont été lancés dernièrement, lors des débats en séance, par des représentants de la majorité TO TATOU AIA. Ce sont des personnes qui conçoivent symboliquement la cohabitation ou "l'ouverture". Reste à connaître quels seront les tenants et aboutissants de cette stabilité désirée par "la majorité" des groupes représentés à l'assemblée.
Il ne s’agit pas non plus de se fondre dans l’UDSP mais bel et bien de cohabiter, puisque la majorité actuelle n’est pas 29 mais bien 27+1+1.
La presse écrite du lundi 29 septembre émet un avis favorable général mais reste en attente des entretiens du président du gouvernement avec les représentants de l'assemblée, qui se tiendront le mercredi 1er octobre : le président de RAUTAHI, Jean-Christophe Bouissou, est toujours constant dans ces convictions autonomistes et les approbations qu’il a reçues de son bureau exécutif l’ont conforté dans ce choix d'ouverture exceptionnel, il faut le dire.
La réunion d'une assemblée extraordinaire du parti Rautahi aura donc lieu et rien ne se fera sans avoir entendu les partisans autonomistes du RAUTAHI.
Rappelons que Rautahi signifie « l’unité dans la multiplicité », ce parti repose sur une charte de valeurs, sur le respect des autres et de leurs opinions, une charte qui nous unit toutes et tous, et qui prend toute sa signification et tout son sens, dans la prise de position avancée par le président du parti, Monsieur Jean-Christophe Bouissou.
Rappelons également que l’intention n’est pas de miner une majorité pour en satisfaire une autre : l’intention d'ouverture est réellement de mettre un terme aux marchandages politiques qui paralysent tout projet de développement de notre pays. La population polynésienne, dans sa composante pluriethnique et multiculturelle, attend certainement autre chose de la classe politique, que ce dont elle a été témoin depuis avril 2008.
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