Partager l'article ! Conférence de presse du 31 mai 2006: PAPEETE, mercredi 31 mai 2006 Conférence de presse de RAUTAHI En présence de Jean-Christophe BOUI ...
PAPEETE, mercredi 31 mai 2006
Conférence de presse de RAUTAHI En présence de
Mesdames et messieurs les journalistes,
Nous avons souhaité vous rencontrer pour aborder avec vous plusieurs sujets qui touchent à l’actualité politique et institutionnelle de notre Pays :
· Le capharnaüm au sein de la majorité à la suite du vote de la loi dite « SOMMERS » ;
· L’insécurité dans l’agglomération de Papeete
· L’environnement avec le nouveau projet de centre de traitement des ordures ménagères d’Oscar TEMARU ;
· La commémoration du 29 juin avec l’organisation d’une soirée de célébration au SHERATON, FAAA.
Avant de développer ces différents points, nous souhaitons donner notre point de vue sur le mouvement social en cours de préparation.
Selon RAUTAHI, il ne trouve pas son origine ou sa justification dans une contestation de
Il trouve son fondement dans l’inflation subie par tous, dans les promesses de revalorisation salariales miraculeuses non tenues par le Gouvernement et dans l’absence d’un vrai dialogue social.
Au Pays de la parole libérée, les sourds sont au pouvoir !
1) Loi de pays dite « SOMMERS » : Le capharnaüm !
L’affaire de la « loi Sommers » est symptomatique de la politique à courte vue d’Oscar TEMARU qui consiste à satisfaire les intérêts personnels de tous ceux qui voudront bien le maintenir au pouvoir coûte que coûte et, notamment, quoi qu’il en coûte à la population.
Elle démontre l’incohérence totale d’Oscar TEMARU et le capharnaüm qui règne au sien d’une prétendue majorité faite de bric et de broc, sans aucun programme politique et économique commun et qui ne réunit finalement que des intérêts particuliers.
Le désordre et l’incohérence sont tels que le Président TEMARU fait adopter par son Gouvernement un amendement à la loi « Sommers ». Il transmet cet amendement à l’Assemblée, le soutient et en même temps il soutient la demande de rejet de cet amendement gouvernemental formulée par Monsieur Sommers et le groupe UPLD !
Le président soutient le rejet de l’amendement qu’il a fait adopté par son propre Gouvernement !
Cette situation est d’autant plus dramatiquement risible que l’amendement du Gouvernement à
En clair, le Président TEMARU est à la fois dans l’opposition à son gouvernement et dans l’opposition à sa majorité !
Oscar TEMARU c’est le roi Pétaud et l’UPLD sa pétaudière !
2) L’insécurité : Il n’y a pas de fatalité
Depuis plusieurs mois, nos militants et les habitants que nous rencontrons sur le terrain, plus particulièrement dans l’agglomération de Papeete, nous font part de leur inquiétude relative à la recrudescence de l’agressivité et de la violence sous différentes formes qu’ils vivent au quotidien :
· Violence verbale (invectives, insultes, propos discriminatoires, racistes…),
· violence physique (à la sortie des magasins, dans les soirées, dans les familles),
· violence sur la voie publique (vol à la tire, voiture boum-boum, consommation de drogue et d’alcool sur la voie publique).
La population a le sentiment d’une dégradation des relations humaines, que l’incivisme se banalise et que le respect des autres et de soi même est devenu une valeur obsolète voire rétrograde.
Les derniers évènements de violence extrême ne font que les conforter dans ce sentiment.
Est-ce seulement un ressenti, une angoisse collective qui progresse ou une réalité ?
Le bilan des chiffres de la délinquance en 2005 présenté par le Haut-commissariat de
· Crimes et délits contre les personnes : 1704 faits en 2005 contre 1371 faits en 2004 ;
· Coups et blessures volontaires : 970 faits en 2005 contre 779 faits en 2004 ;
· Affaires de mœurs : 278 faits en 2005 contre 193 faits en 2004 ;
· Atteinte à la dignité de la personne : 285 faits en 2005 contre 233 faits en 2004 ;
Même s’il faut relativiser ces chiffres, il n’en demeure pas moins que ces augmentations des faits constatés corroborent ce que la population vit ou ressent au quotidien.
Face à ce constat et aux évènements récents, il est regrettable que le Président et son Gouvernement ne proposent qu’un constat fataliste : « Nous n’avons pas les moyens financiers suffisants » explique-t-on dans les différents ministères !
Pour RAUTAHI, il n’y a pas de fatalité qui tienne.
Concrètement, il convient d’agir dans les domaines suivants :
· En urgence, renforcer les rondes de la police municipale, de la police nationale et de la gendarmerie ;
· Rouvrir le dossier de la construction d’un deuxième commissariat de police nationale dans l’agglomération de Papeete et plus particulièrement dans la commune de FAA’A ;
· Renforcer le programme de formation des agents de police municipale afin qu’ils puissent exercer pleinement les compétences qui leur sont dévolues ;
· Développer les CCPD (conseils communaux de prévention de la délinquance) ;
Ces actions nécessitent le rétablissement d’une véritable concertation Etat, Pays, Communes.
Il est donc indispensable que le Gouvernement change radicalement et immédiatement d’attitude vis-à-vis de l’Etat et des Communes.
Nous attendons que le Gouvernement propose un véritable plan d’action à court, moyen et long terme dans les semaines à venir.
On ne peut pas se satisfaire de cette situation ; il faut tout mettre en œuvre en matière de prévention, de sécurité, de sanction pour endiguer cette montée de la violence.
Il faut tout mettre en œuvre pour que la Polynésie française demeure la terre de paix, d’accueil et de convivialité aimée comme telle par tous les polynésiens et quelles que soient leurs origines ethniques ou religieuses.
Le respect, la tolérance, le sens de l’accueil, la convivialité, la joie de vivre et le partage sont des valeurs inscrites dans la charte de RAUTAHI que nous défendons dans notre action publique.
3) L’environnement : Une priorité pour Oscar TEMARU depuis 25 ans ?
Oscar TEMARU au retour de son périple au Japon nous ressert une nouvelle fois ce qu’il considère comme étant
Cette dernière annonce constitue la 30ème annonce de sa carrière politique sur ce même sujet. Cette nouvelle découverte le conduira par ailleurs très prochainement à effectuer un nouveau déplacement en Suisse, cette fois-ci, pour y visiter la même usine et s’entretenir avec les mêmes responsables que ceux qu’il a rencontrés au Japon.
RAUTAHI rappelle que de toutes les communes des îles du vent, FAAA est la seule municipalité qui ait refusé d’intégrer le système de tri et de traitement des déchets au moyen du centre d’enfouissement technique de PAIHORO.
Pourtant le Maire de FAAA avait fait en 1983 de cette question une priorité de son engagement communal. Ce même engagement a été réitéré devant la population en 1989, 1995 et en 2001. De nombreux techniciens dépêchés à grands frais d’Europe, des Etats-Unis se sont penchés sur la problématique de la commune et depuis, force est de constater que rien n’a été fait.
Il déclarait en 2003 que « son Conseil municipal avait besoin de seulement 6 mois de plus pour faire entériner une solution durable » à ce que l’on peut caractériser aujourd’hui comme étant une véritable calamité, par l’intervention d’experts slovènes dans la prise en charge de ce dossier.
Nous ne pouvons malheureusement que constater nous aussi l’incompétence et l’incapacité d’Oscar TEMARU et de son équipe à mettre en œuvre un plan de règlement durable de ce problème tout en s’étonnant par ailleurs de l’immobilisme des associations de protection de l’environnement, lesquelles restent muettes voire même font preuve d’une certaine complaisance à l’égard de l’attitude de mauvais élève de la municipalité de FAAA.
Aussi face à cette réalité, RAUTAHI propose au Maire de FAAA, Président du Pays, de ne plus attendre et de mettre en œuvre dans sa propre commune le système de tri des ordures ménagères, à l’instar des autres communes de l’île de TAHITI. Ce comportement civique de la part de la population de FAAA permettra non seulement de valoriser les déchets « utiles » et exportables mais également d’éduquer la population en vue de la mise en œuvre d’un futur système de traitement, s’il parvient à voir le jour.
Le gouvernement actuel nous a habitué depuis son avènement aux annonces jamais réalisées, aussi convient-il maintenant sur un sujet aussi grave que celui de la protection de notre environnement de passer aux actes et d’arrêter les gesticulations inutiles.
4) La célébration du 29 juin : Organisation d’une soirée de fête par RAUTAHI !
Le 29 juin est significatif pour RAUTAHI de l’appartenance de la Polynésie française à la France.
En effet, c’est le 29 juin 1880 que fut signé par les chefs coutumiers et le Roi POMARE V le Traité faisant don de la Polynésie à
Le 29 juin 1977 à 00h00 sanctionna l’adoption par le parlement français du statut d’autonomie de gestion voulu par Francis SANFORD.
Le 20 mai 1984, l’assemblée de la Polynésie française adopta la délibération érigeant le 29 juin en date de fête de l’Autonomie.
RAUTAHI et ses adhérents comme la majorité des polynésiens revendique leur nationalité française et leurs origines polynésiennes.
On fête le 29 juin comme les néo-zélandais fêtent le 6 février, en référence au 6 février 1840, date de la signature du traité de Waitangi par lequel les chefs coutumiers maoris remettent leur île à la couronne britannique.
Le 29 juin représente le lien historique et sacré qui unit la Polynésie à la France.
Aussi, pour l’occasion, RAUTAHI organisera le jeudi 29 juin prochain un dîner républicain à l’hôtel SHERATON pour célébrer la fête de la Polynésie française et rappeler à cette occasion la chance que la Polynésie a aujourd’hui encore de vivre au sein de la République.
Le Bureau exécutif de RAUTAHI
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