Lég. : Participaient à cette première réunion de l'observatoire, autour du ministre Georges Puchon et sa directrice de cabinet, Nicole Levesques, le directeur de l'IEOM,  celui du SEFI, les représentants de l'ISPF, des organisations patronales, des banques? ETC;



Soucieux de partager les chiffres avec les décideurs économiques du Pays et surtout d'échanger des points de vue sur la situation, le ministre de l'économie et des finances a suscité la création d'un Observatoire de la conjoncture.

Destiné à présenter régulièrement à ses membres l'analyse conjoncturelle de la situation économique, à permettre de débattre des résultats présentés et recueillir des informations, analyses ou opinions, cet observatoire s'est réuni pour la première fois lundi après-midi.

Au cours de cette réunion de rodage qui appelle des améliorations dans l'organisation, le "tableau de bord" du gouvernement a été présenté. Il reflète les évolutions économiques de 2008 et, en grande partie, du premier semestre de 2009.

 

Une panne de croissance pas si récente

 

La présentation des chiffres a permis de confirmer les grandes tendances 2008 : un investissement public en retrait par rapport à 2007 même s'il s'est accéléré en fin d'année, les premiers signes de la baisse des investissements de la part des ménages avec un ralentissement du taux de progression de l'encours de crédit à l'habitat, des entreprises en perte de confiance marquant le pas également en investissement, la diminution des prix, la dégradation du commerce extérieur et au total 2000 emplois perdus surtout dans l'hôtellerie et le BTP, du jamais vu depuis 1995.

L'exposé a également fait ressortir que la panne de croissance de 2008 s'inscrit dans une tendance lourde depuis le début des années 2000 : la crise mondiale naissante a accéléré le déclin en 2008 mais l'an dernier n'est pas qu'un accident économique.

  

La crise a fait sentir ses effets d'une manière beaucoup plus grave au cours du premier semestre 2009. Tous les clignotants sont au rouge : les déclarations de TVA et donc le rendement de la fiscalité indirecte, la consommation, même si elle ne ses contracte "que" de 1,2% une fois isolé l'effet prix. Chute des ventes de voitures, encours des crédits cette fois nettement au ralenti, les indicateurs ne manquent pas pour montrer la profondeur de la récession.

 

Un dialogue à poursuivre

 

Lancé en avril 2009, le plan de relance, notamment par la dépense publique, produit peu d'effets durant ce premier semestre tandis que les pertes d'emplois s'accélèrent. Selon les dernières estimations de l'ISPF, les suppressions d'emplois seraient cependant moins nombreuses en mai.

 

S'il est trop tôt pour  afficher des perspectives économiques précises pour le second semestre où les milliards publics devraient produire leurs effets sur les chantiers et donc sur la trésorerie des entreprises et l'emploi, de nombreuses remarques exprimées par les participants sont déjà riches d'enseignements : du côté des organisations patronales, on reproche beaucoup au gouvernement de ne pas donner suffisamment d'informations sur la situation de l'économie polynésienne et de ne pas tracer suffisamment de perspectives.

Message reçu par Georges Puchon dont l'initiative de créer cet observatoire est plutôt bien accueillie et qui demeure entièrement mobilisé sur l'efficacité des mesures mises en place pour affronter le mieux possible la crise mondiale.

 

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