Au fur et à mesure du déroulement de la campagne que nous vivons, en direct, pratiquement tous les soirs, il est une constante indéniable dont l'on sent qu'elle est une préoccupation importante du quotidien des gens qui viennent écouter et s'exprimer. Vaitavatava n'a pas échappé à la règle. L'on se rend compte que les gens sont, pour la plupart et le plus souvent, intéressés par les thèmes développés par les différents orateurs et surtout par le candidat Jean-Christophe Bouissou. L'éducation est un vrai sujet mais il n'ouvre pas de débats enflammés. L'emploi est un vrai sujet également mais, finalement, il ne suscite pas, semble-t-il, de grosses inquiétudes. La politique ne fait frémir que les feuilles du jardin. L'avenir et le développement sont plus stimulants et les choses de la famille comme les affaires de terre, là, pour le coup, sont de vrais enjeux et prétexte à palabre qui éveillent les foules.
C'est ainsi que la proposition du Président de Rautahi - candidat Député - d'étoffer l'équipe des magistrats du foncier du tribunal de Papeete, soulève de grands espoirs et l'approbation des foules, tant les affaires sont nombreuses et les délais interminables. Actuellement, au dire des auditeurs, un homme pourrait décéder avant que d'être déclaré enfin propriétaire de sa terre en litige.
Jean-Christophe Bouissou propose en outre - compte tenu du nombre d'ayants-droit parfois - de modifier les textes et de passer, justement, des 100% d'accords de ces ayants-droit - conditions actuelles des possibilités de partage - au recueil de la simple majorité : 50% + 1.
Apparemment ces histoires de terres sont des serpents de mer dans toutes les familles polynésiennes. Il n'y a d'ailleurs qu'à voir la foule du mercredi au tribunal pour comprendre que le secteur est en chaos et qu'il est urgent de trouver une solution pour sortir les gens des litiges et de l'indivision qui, s'il présente des aspects positifs, est tout de même un lourd handicap pour les familles, le développement et l'économie.
Commentaires