L’intervention à l'Assemblée de
étaire d’Etat chargé de l’outremer a confronté certains élus polynésiens à leurs propres contradictions tout en les assurant de l’impartialité des actions du gouvernement central.
Ø Instabilité depuis 2004,
Ø accusations non fondées de départementalisation tout en défendant des systèmes plus restreints de régionalisation,
Ø mais surtout, la franchise du secrétaire d'Etat a marqué son discours: "à quoi sert-il d'avoir un gouvernement qui ne peut pas gouverner dans la durée?"
Ø Christian Estrosi a également tenu à rassurer nos élus, en réaffirmant qu'il serait impartial, intègre avec tous, quelles que soient les convictions politiques des uns et des autres.
Christian ESTROSI a tout d’abord tenu à faire le rapprochement entre les multiples diversités culturelles qui cohabitent au sein de
Les représentants de la majorité Tavini-Tahoera’a auront-ils l’honnêteté de reconnaître cet esprit de concertation et d’écoute défendu par Christian Estrosi ?
Les interventions de Raymond Van Bastolaer ou de Myron Mataoa qui ont suivi démontrent que non : enfermée dans un même discours répétitif et démagogique, l’UPLD continue à se boucher les oreilles en ressassant les mêmes phrases et en se targuant de parler « au nom du peuple polynésien » qui, lui, doit avoir les oreilles qui sifflent. Cette parenthèse personnelle ne parle pas autant que le discours du ministre Estrosi, dont je vous glisse quelques extraits.
A vous de juger.
Ø La mission qu’a confié le Président Sarkozy au Secrétaire d’Etat, est une tâche devant permettre d’instaurer une relation de confiance avec les élus polynésiens : « Une bonne administration est une administration qui se fait sur place, et non pas d’un bureau de Paris. … être au contact de ces problèmes d’éloignement, des réalités polynésiennes. »
Ø Le contrat de confiance : renforcer la confiance pour administrer librement un territoire de
Ø « J’ai voulu une procédure de dialogue, de concertation : si tout était terminé je ne serais pas devant vous aujourd’hui. … Ne me dîtes pas que
Ø « Il n’y a eu aucun blocage dans le fonctionnement de l’administration… Souhaiter que nous puissions enfin arriver à une situation stable… à aucun moment vous ne me verrez avoir une attitude partisane, je suis le ministre de tout l’outremer. Je respecte celles et ceux qui sont dans cette assemblée dans leurs différences. Je travaillerai avec le président polynésien qui sera choisi par la population. … Nous ne sommes pas des ennemis… Nous sommes là pour construire, quelles que soient nos divergences philosophiques… »
Ø « Ces 2 projets de loi témoignent de la qualité d’un travail de fond. Je note que votre assemblée a approuvé les mesures sur la transparence politique… »
Ø « L’Autonomie de
Ø « Nous devons améliorer la situation actuelle :
o Contraindre ceux qui s’unissent pour renverser
o Décourager les censures à répétition et parfois injustifiée
o Une élection à deux tours pour la première fois
o Les alliances qui se font et se défont, ne correspondent PAS au vote des Polynésiens : ce sont les Polynésiens qui doivent décider de ces alliances, qui doivent être les arbitres de ces alliances. Qui a à craindre de la légitimité transparente ici en Polynésie française ? Chacun a intérêt à faire confiance aux Polynésiens. »
Ø « Article 15 de
Ø « Monsieur le Président de l’Assemblée, comment pouvez vous penser que ces modifications soient une enfreinte à l’autonomie ? … alors que nous vous donnons à vous, les élus, plus de responsabilités, la possibilité de donner de vos avis sur les mesures gouvernementales, de distributions de subventions… ? »
Ø Christian Estrosi a cité les interventions d’Anthony Géros et de Gaston Flosse qui réclamaient haut et fort un retour aux urnes… « Et si demain, pour quelque raison que ce soit, la mésentente surgissait dans la majorité actuelle, on me reprocherait de n’avoir pas agi en faveur d’un renouvellement. Nous ne devons plus reculer, désormais » a-t-il conclu.
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