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Vendredi 14 décembre 2007

Jean-Christophe BOUISSOU a été interviewé par Ludovic Lardière, journaliste et rédacteur en chef de TAHITI BUSINESS, un mensuel gratuit diffusé à 10 000 exemplaires en Polynésie française. Nous vous proposons une retranscription de cet entretien, issu du TAHITI BUSINESS n° 63 de décembre 2007. bonne lecture.

Cellule communication.

LL/ L'enjeu des élections territoriales?

JCB/ Il se situe sur trois plans.

Le premier concerne les risques de dérapages politiques et institutionnels que l'on peut connaître à travers l'évolution du positionnement d'un certain nombre d'acteurs politiques majeurs du pays. Je suis un peu triste de constater cette évolution chez certains même s'ils affirment le contraire. Est-ce à dire que le Tahoeraa et le Tavini qui se sont rapprochés veulent mettre à execution ce projet de convention, c'est une autre question. A l'approche des élections, certains tendent à reculer. Voilà l'un des enjeux: Devons nous combattre cette ligne politique ou pas. Il est d'ailleurs dommage de revenir sur ce point car nous aurions aimé sortir de ce débat autonomie/ indépendance et des interrogations statutaires.

Deuxième enjeu: la vision de l'avenir et du développement économique du pays que vont proposer ceux qui seront amenés à diriger le pays. Aujourd'hui, nous stagnons. Ce qui est sans doute dû à un problème de confiance des chefs d'entreprises et des investisseurs mais également, à l'incapacité des pouvoirs publics à réinjecter dans notre économie, les mannes financières existant par les impôts et les transferts de l'Etat. Mais au delà de l'effet de relance économique par l'intervention des pouvoirs publics, il nous faut une nouvelle vision économique qui passe obligatoirement par le développement du tourisme. Le constat est que le modèle économique actuel du tourisme n'est pas celui qui permettra une croissance suffisante pour absorber les jeunes arrivant sur le marché de l'emploi et résorber le chômage. Un chômage qui a, sans doute, progressé entraînant une accélération de la précarisation des Polynésiens. Il nous faut donc une nouvelle vision du développement économique basée sur le tourisme en y associant très fortement l'aspect environnement.

Troisième point, troisième enjeu: la capacité à pouvoi résorber la fracture sociale. Elle va s'agrandir si on n'y prend pas garde. Il faut aussi régler le problème de la protection sociale, des régimes maladies, du fonctionnement du prochain hôpital et le futur régime familial. Il faut aussi régler le problème des conditions de vie des familles polynésienns, avec le problème du logement et du foncier. Voilà les problèmatiques majeures.

LL/ Pour en revenir aux "dérapages politiques" que vous dénoncez, pour vous le Tahoeraa est devenu un parti indépendantiste?

JCB/

Ce qui me peine est que Gaston Flosse a été à l'origine de la remise de ce projet de convention à Oscar Temaru. Il l'a reconnu publiquement.

Dans cette convention figure la revendication de récupération des dernières compétences de l'ETAT: la monnaie, la défense, la police et la justice. Une volonté fixée comme un ogjectif majeur d'évolution au cours des 15 prochaines années. Cela est affirmé, quelque part, que l'objectif idéologique est la rupture et l'indépendance.

Ce qui amène à croire que le Tahoera'a est indépendantiste comme le démontre cette volonté de récupération des dernières compétences appartenant à l'Etat, le changement du nom de "Polynésie française" en "TAHITI NUI" et, enfin, le fait que notre collectivité de "pays" devienne un "pays associé". Est-ce fait dans un objectif politique de combinaison, voilà la grande question.

LL/ D'après vous, tout cela est sincère ou c'est un piège d'Oscar Temaru?

JCB/

Je crois surtout que c'est un piège pour le Tahoera'a car sur le terrain, les gens croient dur comme fer qu'ils se sont engagés dans cette voix. Ce qui fait dire à beaucoup que le parti a dévié de sa ligne originelle, sans consultation et d'un manière un peu cachée. Les gens sont choqués. Dire le contraire est faux. Connaissant Gaston Flosse pour avoir longuement travaillé avec lui, peut-être est-ce par dépit qu'il s'est retrouvé dans cette situation. Il avait peut être la volonté d'absolument repositionner son parti et voter la motion de censure contre un président autonomiste au risque de ramener au pouvoir Oscar Temaru. Nous avions pourtant bien annoncé que s'il votait cette motion, il prenait le risque du retour d'Oscar Temaru.

Aujourd'hui, nous avons donc des autonomistes totalement divisés et un Tahoeraa qui a du mal à se relever de ce positionnement politique . Gaston Flosse a pris, peut-être, cette décision parce qu'il pensait qu'il pouvait conduire le pays jusqu'en 2009. Ce qui aurait permis aux Tahoeraa de se refaire une santé politique. Malheureusement pour lui les élections sont en janvier! Il va falloir rendre des comptes à la population.

LL/ A la question de savoir si ce rapprochement était pour amener Oscar Temaru vers l'autonomie ou Gaston Flosse vers l'indépendance, Edouard Fritch a répondu que ceux qui voyaient ce rapprochement de cette manière n'avaient rien compris...

JCB/

Je vais dire quelque chose de fort: il prend les Polynésiens pour des imbéciles. Comment peut-on concevoir qu'un républicain gaulliste travaille ave Jean-Marie Lepen? Pour faire quoi? Si l'on pense que Jean Marie Lepen va gagner des voix, faut-il considérer qu'à un moment, il faut quand même travailler avec lui, même si idéologiquement on le combat. Il faut être clair. L'avenir de la Polynésie est au sein de la République. Ou alors on accepte que l'Indépendance soit concevable et envisageable. Mais là, c'est tout autre chose.

LL/Mais franchement, peut-on comparer Oscar Temaru à Jean-Marie Lepen?

JCB/

Je crois que Oscar Temaru aime bien Jean-Marie Lepen. Il l'a déjà dit dans le passé, d'ailleurs, il a dit qu'il comprenait le combat de Jean-Marie Lepen en métropole et que son combat était un peu le sien, ici, en Polynésie française.

LL/Mais en quoi cela vous choque que le Tahoeraa se pose aujourd'hui en "opposition constructive"?

JCB/

Mais pour justifier la motion de censure, le Tahoeraa a expliqué qu'il n'était pas assez représenté dans le gouvernement Tong Sang. Que voit-on aujourd'hui? Il ne compte aucun ministre...

Franchement, cela a été la fuite en avant au risque de se retrouver dans une situation de soumission vis à vis d'Oscar Temaru. Ce dernier a le beau jeu aujourd'hui. Oscar Temaru est notre adversaire politique et non Gaston Flosse. Il faut sortir la Polynésie des griffes de cet indépendantiste et de son parti politique xenophobe et raciste.

LL/Mais concernant GTS, E Fritch l'a accusé d'avoir voulu "piquer" le Tahoera'a avec votre complicité, d'ailleurs. Votre réaction face à ces accusations.

JCB/

Accuser les autres de tous les mots est ne pas faire face à sa propre responsabilité. Or, ils en ont une car la responsabilité des dirigeants du Tahoeraa était de réformer le parti pour qu'il renaisse de ses cendres, comme un phénix. Ce travail d'introspection n'a pas été réalisé. Le Tahoeraa a préféré "chasser les mécréants", ceux qui ne croient pas et ceux qui souhaitaient une évolution avec moins de dogmatisme. J'ai été l'un des premiers à avoir été chassé du mouvement, ensuite est venu Georges Puchon puis Gaston Tong Sang et demain, ce sera d'autres, à n'en pas douter.

Un parti qui refuse de construire et de regarder l'avenir est un parti voué à la disparition, quelque part. Edouard Fritch peut dire ce qu'il veut mais le B A BA dans la vie est de considérer que nous avons tous une responsabilité. Ce qui est le cas pour le Tahoeraa. Pourtant, je ne les entends pas beaucoup évoquer cette part de responsabilité.

LL/N'existe-t-il pas une bataille de leadership entre vous et Gaston TONG SANG?

JCB/

Absolument pas. Je travaille avec lui et j'ai confiance. C'est un homme qui a été à la hauteur du rétablissement des relations avec l'Etat. Il a été l'homme de la situation à un moment. Mais ce n'est pas parce qu'on est l'homme de situation, à un moment, que tout y est. Rautahi a certainement beaucoup de chose à apporter aux Polynésiens car aujourd'hui on manque de vision et il faut relever le débat.

Gaston Tong Sang est certainement l'homme qui doit pouvoir conduire le pays. Il est normal que nos adversaires politiques essayent d'exploiter la division qui a pu exister. Mais ils vont déchanter. Notre volonté est l'union sur la base d'un projet commun.

Si nous y arrivons, il n'y aura plus de divisions et nous serons bien d'accord sur la suite des événements, en l'occurence le leadership. Franchement, je ne suis pas à me battre sur un positionnement de leadership par rapport au pays. Je connais la difficulté de la fonction. Peu de gens vont se précipiter pour occuper cette fonction. Il faut être continuellement au service de l'intérêt général et de la population et être au top tous les jours. Vouloir occuper cette fonction c'est sacrifier toute sa vie. Quelque part si je me suis engagé politiquement, c'est que je vais dans ce sens là. Les honneurs de la fonction ce ne sont pas quelque chose qui m'intéresse. Ce qui m'intéresse est notre pays. Je ne suis pas quelqu'un de pressé, je veux du temps.

LL/Après ces élections, comment voyez-vous le visage de l'assemblée?

JCB/

J'ai confiance dans la capacité des Polynésiens à trouver leur voie. La société polynésienne a évolué très très vite entre l'arrivée des premiers navigateurs européens et le monde de l'information dans lequel nous sommes polongés. La capacité d'adaptation des Polynésiens est fantastique. Nous avons deux mois avant les élections. Le Polynésien a une bonne capacité de décision. En 2004, il a voulu du TAUI. ça s'est passé. Cette fois-ci il va avoir un nouveau TAUI, un nouvel élan mais dans n'importe quoi et surtout, en évitant de retomber dans la même désillusion.

LL/Ce vrai "TAUI", concrètement c'est quoi?

JCB/

Il est dans le changement des mentalités politiques et dans la confiance que la population peut apporter à sa classe politique. Cette confiance a été beaucoup malmenée ces dernières années. La rupture se situe par rapport aux méthodes passées. Rautahi milite ainsi pour sortir les politiques de toutes les commissions d'attributions d'aides publiques et aussi réduire leur nombre dans les conseils d'administration y compris des établissements publics.

Une rupture est aussi de donner des responsabilités à ceux qui en ont dans l'administration. Il faut renforcer le rôle de l'inspection générale de l'administration. Le rôle du politique est de donner des feuilles de route, de fixer des objectifs, de faire évaluer, de contrôler et éventuellement de sanctionner si cela est nécessaire.  Mais son rôle n'est certainement pas de demander et de faire "à la place de"! Voilà une vraie rupture de mode de gouvernance.

Tout cela nous pouvons le mettre en route dans le cadre du futur gouvernement. Et pour répondre, au fond, à votre question, mon souhait est une approche sincère des autonomistes. Il faudra que nous soyons forts pour empêcher Oscar Temaru de revenir au pouvoir. De ce côté nous réfutons totalement les accusations de départementalisation. Personne n'est dupe dans cette affaire. Nous réfutons aussi l'indépendance. Nous sommes donc clairement pour l'autonomie.

LL/Le Tahoeraa vous accuse, en effet, d'être départementalistes car prêts à accepter des reculs de l'autonomie, votre réaction?

JCB/

C'est faux. Christian Estrosi a demandé à ce qu'on cite une seule compétence retirée à la Polynésie dans le cadre de ce projet de loi. Personne n'a été capable de répondre!

Je suis intervenu à l'assemblée pour rappeler le seul recul des compétences intervenues. C'est lorsque Gaston Flosse a rendu la compétence des régimes pénitentiaires à l'Etat. Nous réfutons donc cette argumentation. Nous souhaitons seulement plus de transparence et de contrôle sur l'utilisation des fonds publics de manière à rassurer la population. Il ne faut pas continuer sur la voie du dévoiement de la gestion des affaires publiques.

LL/Gaston Flosse vous accuse de ne pas être assez ferme vis-à-vis de l'Etat, notamment sur les dossiers du Contrat de Projet?

JCB/

C'est faux. Franchement, est-on sur un vrai débat en affirmant que les compétences en matière d'eau, d'assainissement, de traitement des déchets, sont des compétences de l'Etat parce que ce sont des compétences des communes et donc qu'il ne faut pas que le territoire et le pays s'en chargent et collaborent. Mais nous sommes en train de parler de la population et de son cadre de vie. Ce qui nous intéresse est son bien être, pas de discuter des problèmes de compétences avec l'Etat.

En 1996, nous avons fait évoluer le statut. Nous avons décidé d'intégrer la faculté de participer financièrement aux compétences communales. Pourquoi veut-on continuer à le faire, de manière voilée, avec des conventions au travers de" la Délégtion au Développement des Communes. "Je donne aux amis etc." ...

L'Etat nous propose un cadre de financement. De plus, il annonce qu'il va apporter sa contribution par des fonds supplémentaires. Tout cela représente 16 milliards de Fcfp dont 8 milliards de la part de l'Etat. Nous les avons perdus à cause de comportements politiques irresponsables. Tout cela pour une question de compétences? Notre approche des relations avec l'Etat est tout simplement différente. Nous n'avons pas d'égo à mettre en avant. Nous n'allons pas négocier directement avec le Président de la République. Nous ne squeezons pas le Haut-commissaire. Nous avons un ministre de l'outre-mer qui fait son travail et qui aime la Polynésie. Il ne considère pas la Polynésie comme étant une entité extérieure mais comme une partie de la République. La République, ce sont les valeurs fondamentales dans notre société.

La vraie indépendance est la liberté. Des pays indépendants sans liberté, personne ne veut y vivre! Nous sommes dans un pays libre avec les valeurs de la République. Le Polynésien parle sa langue et vit sa culture. C'est certainement parce que la République est là, que le Polynésien peut le faire.

LL/Pour Oscar Temaru, c'est tout le contraire!

JCB/

Bien sûr c'est son fonds de commerce. Mais il n'a pas fait la démonstration de sa capacité à gérer le pays. Un pays sous l'égide d'Oscar Temaru serait un pays à sa perte. Je n'ai aucune confiance en la capacité de cet homme.

LL/Pensez-vous que les autonomistes, (hors Tahoeraa), peuvent devancer le Tahoera'a en terme de sièges à l'assemblée?

JCB/

Nous avons la capacité de gagner si nous sommes unis. Mais cette union doit se bâtir sur un projet. Travailler pendant 5 ans sans ligne directrice est poursuivre, grosso modo, ce qui a été fait pendant des décennies ici. Nous n'avons jamais eu de plan d'aménagement du pays.

LL/Mais dans le scénario inverse, que ferez-vous?

JCB/

Je ne crois pas à ce scénario. Mais c'est à la population de faire son choix. Si Gaston Flosse est devant, il faudra respecter ce choix. Je ne ferai pas partie de ceux qui diront que la population s'est trompée. Il faudra alors regarder ce qui peut nous unir idéologiquement.

Mais franchement, aujourd'hui, sur le terrain, nous nous apercevons d'un rejet de cette dualité et de ce qui a fait la politique pendant 30 ans. Il y a un souci de tourner la page. Cela ne veut pas dire mettre au rebus mais recomposer et redéfinir. Gaston Flosse a encore sa place dans ce qu'il peut faire. Si l'on écoute certains, un seul homme peut sauver le pays. Je suis étonné que certains s'arqueboutent sur cette impression: Après Flosse, le déluge. Je n'y crois pas.

J'aime bien le sénateur. J'ai travaillé avec lui mais je crois qu'à un moment donné, il faut quand même être lucide. Les jeunes, nos enfants, sont tout à fait capables de prendre la relève. Franchement, à un moment donné, il faut savoir sortir, passer le témoin et laisser quelque chose qui fonctionne. Dans n'importe quel métier, c'est là que l'on reconnaît un bon employé, un bon cadre et un bon dirigeant. Je suis dans cette culture là et pas dans celle de la culture tribale du chef.

LL/Edouard Fritch explique que s'il arrive en tête, le Tahoera'a discutera en priorité avec les autres autonomistes et si cela ne marche pas il retournera vers le TAVINI

JCB/

C'est toujours le même discours passéiste. Si nous n'arrivons pas avec Pierre, Paul, Jacques, on fera une majorité avec Denis, Lucien, etc... D'accord. Mais ce qui est intéressant est ce qu'ils proposeront. Il faut être clair par rapport à la population. Quels sont les programmes, les projets.

Ensuite il faut rester ouvert. Nous sommes autonomistes est-ce que le Tahoera'a l'est toujours? Il faudra le prouver. Pour le reste, ils sont capables de diriger le pays avec Oscar Temaru...

LL/D'après vous est-il envisageable de se mettre d'accord sur un même programme entre indépendantistes et autonomistes?

JCB/

Non, si on est réellement autonomiste. On ne peut pas avoir les mêmes objectifs qu'une personne revendiquant la rupture de nos relations avec la France.

LL/Sur des projets concrets, commes des routes et l'Education, ne peut-on pas trouver un terrain d'entente?

JCB/

Mais que fait-on de l'idéologie et des convictions? Pourquoi ces gens-là se sont engagés en politique? Quel est l'objectif politique d'Oscar Temaru? Faire des routes? Non! Son objectif est l'indépendance.

Faire un programme commun sur le développement économique avec deux objectifs fondamentalement opposés, c'est tirailler la population. ça ne peut pas fonctionner. Qui sera le président? Oscar Temaru? Il aura la responsabilité de la conduite du gouvernement. Que fera alors son partenaire? Cela ne tient pas la route!  Ceux qui vont se compromettre là dedans, auront démontré qu'ils ont changé de vision idéologie.

LL/Pourquoi cette dérive?

JCB/

Je ne veux pas faire de commentaires là-dessus. Des raisons politiques et personnelles existent sûrement. Mais je ne veux pas essayer d'analyser ce qui peut pousser quelqu'un à évoluer pour ne pas dire déraper. Cela avec tout le respect que j'ai quand même pour la personne. Je ne le dis pas pour contrebalancer ce que je viens de dire. J'ai beaucoup de respect pour Gaston Flosse. C'est un homme, qu'au fond, j'aime bien. Il n'est pas arrivé par hasard. Il avait une place utile, difficile à gérer. L'Etat procédait aux essais nucléaires et devait sauvegarder une paix civile. Cet Etat se devait d'avoir un homme avec un rôle : gaver les oisillons qui piaillaient.

Ce qu'il a fait endossant un rôle ingrat et particulier. Puis avec la suspension des essais nucléaires en 1995, est venu le temps ou nous avons dû nous prendre en charge. Il a fallu transformer notre économie. Gaston Flosse s'y est employé.

Difficile de changer de schéma. Jusqu'au jour ou les Polynésiens ont dit: "Ok merci mais maintenant il va falloir changer un peu!"

Gaston Flosse a contribué et a aidé la Polynésie mais on ne peut pas revivre notre passé. Il faut poursuivre ce développement, nos relations avec l'Etat, différemment et avec des hommes différents mais issus de sa lignée politique.

[ Tahiti Business a son site: http://www.tahitibusiness.pf/ ]

par cellule communication publié dans : Information-Réunion-RDV
 

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