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Les élus de Ia Ora Te Fenua ont joué la carte de la transparence avec tous les partenaires. lors de l'élection du président de l'assemblée, et il n'a été nullement question de stratégies de pouvoir, de damner le pion à qui que ce soit, mais au contraire, la candidature de Jean-Christophe Bouissou se voulait unificatrice, rassemblant toutes les composantes politiques dans la continuité d'une stabilité jusqu'aux prochaines élections prévues. Par refus d'un énième dépôt de motion de défiance qui jetterait encore une fois le discrédit non seulement sur la classe politique mais aussi sur la Polynésie française, cette candidature n'a pas abouti, mais elle se démarque certainement par son courage politique, par sa transparence et sa franchise vis à vis de tous les partenaires.
Le communiqué du groupe Ia Ora Te Fenua, loin d'être polémique rectifie la donne des derniers évènements et revient à l'essentiel: quelle confiance pouvons-nous avoir en l'avenir? Nous vous transmettons ce communiqué ci-dessous.
PAPEETE, le 12 avril 2010
Communiqué :
Le groupe Ia Ora Te Fenua s’étonne des propos infondés du communiqué d’un parti politique, publiés le 12 avril 2010 dans la presse écrite locale : Ia Ora Te Fenua rappelle qu’il avait informé l’UDSP très clairement que certains représentants de la majorité allaient soutenir son candidat.
Il n’a jamais été question de marchandages de notre part, ni au gouvernement ni à l’assemblée. Ia Ora Te Fenua a refusé le poste de Président de l’assemblée qui était conditionné par le dépôt d’une motion de défiance.
La candidature du président de Ia Ora Te Fenua avait pour objectif de réunir toutes les composantes de l’assemblée, de répartir les responsabilités proportionnellement à chaque groupe, d’éviter la mise en place d’un douzième gouvernement depuis 2004.
Tout comme il n’a pas soutenu la motion de défiance proposée par Gaston Tong Sang il y a 6 mois, le groupe Ia Ora Te Fenua ne veut pas cautionner une motion de défiance à venir.
Ia Ora Te Fenua interpelle l’ensemble des forces politiques sur la nécessité impérieuse de ramener le calme en politique afin que la population retrouve confiance en l’avenir.
Les élus de IA ORA TE FENUA
Assemblée de la Polynésie française
DOCUMENTATION EN LIGNE
VICTOIRE DE LA DEMOCRATIE
Il aura fallu deux jours de débats pour que la démocratie en Polynésie sorte vainqueur.
Malgré les exécrables statuts imposés par l’état français*, les polynésiens se sont enfin retrouvés pour gouverner « ENSEMBLE » notre fenua.
J’espère maintenant que l’état français qui a toujours pratiqué outre-mer sa devise « diviser pour régner », acceptera notre nouvelle entente cordiale.
Reprenons les résultats des élections territoriales de 2008 (comme nous le rappelle souvent le président Tong-Sang) :
- Liste To Tatou Ai’a (Tong-Sang)…… 45,36% des suffrages exprimés
- Liste U.P.L.D (Temaru)……………… 37,38% « «
- Liste Tahoeraa (Flosse).…………….. 17,26% « «
Depuis le 9 Avril 2010, le pouvoir est enfin partagé de façon démocratique :
- Président du Pays………….….….. Gaston Tong-Sang (TTA)
- Président de l’Assemblée…….….. Oscar Temaru (UPLD)
- Vice-président du gouvernement…. Edouard Fritch (Taoheraa).
Reste maintenant à ces trois groupes, le problème de la répartition des différents postes du bureau de l’assemblée et des responsabilités dans les commissions, sans oublier de faire participer les dissidents des petits groupes et des non inscrits.
Nous devrons rester vigilants et ne pas hésiter à sanctionner les élus qui prendraient des initiatives afin de faire capoter cette entente.
Compte-tenu de sa longue expérience de la politique et du pouvoir, les conseils du sénateur et représentant Gaston Flosse seront toujours les bienvenus…
*Petit rappel :
- Le statut 2004 nous a été imposé par la ministre Outre-Mer, Madame Girardin, début 2004 et sans demander l’avis de notre assemblée.
- Ce statut a été modifié (loi électorale) « en catimini » par le ministre Outre-Mer, Monsieur Estrosi, en février 2007 (ajout d’un article concernant la Polynésie, à la loi statutaire de Saint Barthelemy)
- La modification statutaire 2007 proposée par le ministre Estrosi, nous a été imposée malgré l’avis défavorable de notre assemblée (44 voix contre sur 57 représentants).
Qui a dit « ENSEMBLE TOUT DEVIENT POSSIBLE » ?